Reconfiguration du monde

Face au retour du réel, changeons de modèle !

Reconfiguration du monde :

nouvelle étape de(s) la crise(s) : la mondialisation phase II a commencé !

Les signes s’accumulent : les idéologies, les discours, ne peuvent plus rien contre le retour du réel. La récession est là, le monde se reconfigure, la mondialisation phase 1 est terminée, la mondialisation phase 2 a commencé.

Face à ces réalités qu’il ne sert à rien de nier, une seule solution : changer de modèle !

Il importe de montrer les signes qui prouvent que cela est, car l’information la plus répandue consiste à dire que la crise est sous contrôle, que, par delà les hauts et les bas, la mondialisation se poursuivra sans changement, car cela va dans ‘’le sens de l’Histoire’’.

Rien n’est plus faux car 1) la crise ne le permet pas 2) ceux qui ont fait la mondialisation sont en train de la défaire car ils n’y trouvent plus leur intérêt. Pour affirmer cela, il suffit de s’appuyer sur les écrits du Forum économique mondial, du FMI, de la BRI (banque des règlements internationaux, etc.

L’idée du village mondial est morte. De grands ensembles se constituent la base d’une cohérence géographique, et surtout socioculturelle. L’économie ne peut faire l’impasse sur cette caractéristique car c’est elle qui évite les chocs de l’hétérogénéité, ce socle fragile qui fait passer du jour au lendemain du succès à l’échec.

A partir de la crise officielle de 2007-2008, de nombreuses mesures ont été prises pour ‘’stabiliser’’ la situation, c’est-à-dire pour ne rien changer sur le fond. Or, si elles ont permis d’éviter un grand choc, ces mesures ne sont plus d’actualité, et elles ont eu pour inconvénient de maintenir un système requérant de grandes réformes. Nous vivons un retour au réel et toute réforme douce refusée conduit à une solution-choc douloureuse.

Faute d’autorités officielles acceptant les réalités et préférant reporter à plus tard les changements nécessaires, seules des décisions à titre individuel ont un sens. C’est pourquoi il est si important de percevoir les réalités pour ce qu’elles sont. Le but de cet article est de les mettre à jour de façon cohérente et argumentée.

La crise est une opportunité de transformation de ses niveaux de compétitivité et de rentabilité, à condition de s’inscrire pleinement dans le réel.

***

  1. Les faits
  • La géopolitique et ses conséquences

Jusqu’à l’été 2014, il était de bon ton de viser le grand large, de dire que toute recherche de croissance devait inévitablement passer par les marchés émergents, au 1er rang desquels se trouvaient les BRICS.

A l’été 2014, sous la pression américaine, l’UE a pris des sanctions économiques contre la Russie, laquelle a édicté des contre-sanctions. De fait, certaines entreprises à faible marge, comme dans l’agroalimentaire, ont disparu.

La politique n’est jamais bien loin de l’économie. Le 1er choc pétrolier, en 1973, avait une motivation politique : punir les pays occidentaux d’avoir soutenu Israël dans la guerre du Kippour.

Plus près de nous, en septembre 2010, la Chine a interdit l’exportation de terres rares (sans lesquelles il n’y a pas d’industrie électronique) au Japon parce qu’un ministre de ce pays avait rappelé la souveraineté du Japon sur les iles Senkaku.

Dans un monde aux ressources contraintes, toute matière première stratégique devient une arme politique.

Le conflit Etats-Unis – Russie et Etats-Unis – Chine ne peut que restreindre la liberté du commerce dans les mois et années à venir.

 

  • La volatilité des modes …

La plus forte chute du SBF 120 au mois d’août 2015 a concerné Edenred. Cette ex-activité du groupe Accor, spécialisée dans les services, connue par les Tickets restaurant, devait pourvoir se développer beaucoup mieux que la partie hôtelière d’Accor parce que uniquement centrée sur les services et ayant identifié dans les pays émergents un potentiel de croissance à générer une croissance à deux chiffres pour longtemps.

Mais les analystes financiers, dont ceux de Deutsche Bank, ont brutalement estimé que l’exposition de l’entreprise aux pays émergents était trop forte et l’ont déconseillée aux investisseurs. Conséquence : chute de 25% de la valeur en bourse ! Que vaut le Brésil aujourd’hui ? La star de la croissance des années 90 est en crise pour de longues années.

Pays émergents : le must un jour, à fuir le lendemain !

Et qui le dit : ceux qui ont voulu et fait la mondialisation et qui, aujourd’hui, la défont parce qu’ils craignent pour leurs fonds. Le tropisme excessif pour le court-terme a généré d’immenses profits, mais la finance est rattrapée par l’économie réelle. Le système financier est fondamentalement basé sur l’effet de levier et sur le carry-trade, ainsi que sur les énormes profits réalisés dans les pays à bas coûts. Les énormes profits qui ont été réalisés sur les deux premiers points ont eu pour contrepartie un effet de levier gigantesque qui fragilise le système bancaire, et des mouvements de capitaux qui, en cas de retrait massif, peuvent provoquer de graves grises financières, a fortiori dans les pays à petits volumes financiers. Sur le 3ème, les pays à bas coûts comme la Chine calent. Les marges des entreprises s’effondrent en Chine, ce qui empêche de déclarer des bénéfices qui font monter la bourse. Les chiffres, pour 2016 et 2017 sont encore hauts, 6,7%, mais que seraient-ils sans le soutien colossal du gouvernement ? Les bulles sont là ; elles éclateront, la seule question qui vaille est quand ?

La remise à niveau des grandes banques passe par un rapatriement des capitaux, ce qui va faire s’effondrer les émergents. Les conflits géopolitiques aggravent le phénomène.

The Institute of International Finance estime que 540 Mds$ vont être rapatriés des pays émergents en 2015, ce qui constitue la première sortie net de capitaux depuis 1988.

La remise à niveau des grandes banques passera aussi par un nettoyage des bilans qui rendra les banques absentes du soutien historique aux entreprises. Le 8 octobre 2015, le quotidien des affaires Handelsblatt annonçait que la Deutsche Bank allait passer 7,6 milliards d’euros de dépréciations d’actifs. Son bilan étant de 1.700 milliards d’euros, soit un peu plus que le PIB italien, et sachant que son effet de levier est de 54 (une folie !), le précipice n’est pas loin, et l’effet domino menace.

 

  • … et des marchés

Autres exemple : Volkswagen. Voici un groupe qui est certes connu pour la qualité (robustesse) de ses modèles, mais faute d’innover, ce qui lui aurait permis de se développer en montant en gamme, a tout misé sur les économies d’échelle, donc sur les volumes, dans la logique du cycle macroéconomique finissant. Pour cela, il a multiplié les marques (Audi, Skoda, Seat, Porsche) et a choisi d’envahir le monde de ses usines (20 en Chine !)

Justement, la 20ème usine en Chine a été inaugurée en Juillet 2015, le mois où l’agence Chine nouvelle annonçait que le gouvernement « allait retirer son soutien à l’investissement étranger dans l’industrie automobile et donc limiter les investissements des constructeurs automobiles étrangers pour encourager son industrie nationale ». Très clair !

Cette décision a été prise seulement dix jours après la faillite de Saab, c’est-à-dire après que General Motors eut réussi à empêcher des compagnies chinoises d’acquérir le constructeur suédois.

D’autre part, le marché s’est soudainement tourné vers les marques chinoises, et vers les SUV alors que la gamme du groupe est surtout constituée de tricorps. Les ventes ont baissé de 4% pour cette raison sur le 1er semestre 2015.

Le Brésil, place forte des exportateurs allemands, a baissé de 30% pour Volkswagen et l’ensemble de l’Amérique latine de 22%. Exporter est brillant mais c’est aussi une dépendance à des marchés que l’on ne maîtrise pas ! Ouverts un jour, fermés le lendemain !

Il devient fondamental, dans un monde qui change très vite bien que discrètement, de sécuriser les sites de production en les rapprochant des marchés les plus sûrs. Une preuve ? Des industriels du textile chinois ont ouvert en 2015 des usines en Caroline du Sud. Surprenant ? Les salaires américains sont évidemment plus élevés que les salaires chinois, et cela montre que le coût de la main-d’œuvre n’est pas tout. Sa productivité, liée à sa formation et aux infrastructures du pays, est fondamentale pour estimer la réalité de son coût. De plus, l’usine se trouve alors au centre de ses fournisseurs de matières premières (le coton du sud américain est de grande qualité) et de son marché à fort pouvoir d’achat.

Les temps changent ? Qui peut croire que l’Histoire soit linéaire ? L’innovation commence par la compréhension de l’évolution de son environnement.

 

  • Un monde implacable – La loi du plus fort

La tricherie de Volkswagen était connue. L’industrie automobile triche sur bien des points depuis longtemps, profitant de ses liens étroits avec les gouvernements.

Pourquoi l’officialiser maintenant et pourquoi l’attaque est-elle venue des Etats-Unis ?

D’une part, les mieux économiques allemands sont vent debout contre les sanctions antirusses qui ont fermé une partie du marché russe[1]. Il s’agissait, pour les autorités américaines (on sait ce que sont les ONG …), de s’en prendre à un emblème de l’industrie allemande pour faire comprendre à l’ensemble qu’elle doit être sage sous peine de sanctions extrêmement sévères.

D’autre part, c’est spécifiquement le Diesel qui a été attaqué alors que les moteurs à essence polluent tout autant, même si de façon différente. Or, le marché américain est fondamentalement un marché automobile à essence parce que le pétrole américain est traditionnellement un pétrole léger (light sweet crude) et que le pétrole de schiste l’est encore plus. Décrédibiliser le diesel garantit que le marché automobile américain restera favorable à l’essence, donc au pétrole américain, et devrait provoquer une augmentation de la part de l’essence sur le marché européen ; or, les pétroliers américains aimeraient, cela est officiel, pouvoir exporter en Europe et ont demandé au gouvernement fédéral de supprimer l’embargo à l’exportation qui date de 1973 car la production de pétrole de schiste a transformé la donne. Il y a trop de pétrole léger et pas assez de lourd pour l’industrie. L’exportation de pétrole léger permettrait d’importer du lourd.

 

  • Effondrement et reconfiguration du commerce mondial

Reconfiguration

En 2013, Euler-Hermes (groupe Allianz) a publié une étude[2] passionnante montrant que si le commerce mondial continue de croître, bien qu’en fort ralentissement, il se dédouble en 2 tendances lourdes :

  • Le commerce intercontinental régresse
  • Le commerce intracontinental croît fortement

Autrement dit, les pays commercent de moins en moins avec les pays éloignés et de plus en plus avec leurs voisins, comme si la communauté géographique et socioculturelle prenait le pas sur les aspects strictement économiques.

 

Effondrement

Il y a 3 indices significatifs et même indicateurs avancés du commerce mondial : le BDI, le Harpex et les ‘’commercial papers’’.

Le Baltic dry index mesure le transport de vrac maritime. Il est considéré comme fiable parce qu’il est l’objet de contrats à long terme entre partenaires se connaissant bien et expérimentés. http://www.bloomberg.com/quote/BDIY:IND

 

Le BDI est aujourd’hui au plus bas depuis 1986.

Le fret de Shanghai évolue dans le même sens et constitue donc une confirmation : http://wolfstreet.com/2015/06/05/china-containerized-freight-index-ccfi-collapses-shanghai-containerized-freight-index-scfi/

 

 

Le Harpex  reflète le taux d’occupation des porte-conteneurs qui fournissent la majeure partie des échanges. Le créateur de cet indice, l’affréteur Harper Petersen au Royaume-Uni, a déclaré: «nous voyons une augmentation des volumes transportés entre pays d’Asie et un ralentissement de la baisse sur les routes Europe-Asie ». Ceci confirme l’étude d’Euler-Hermès. Le Harpex ne fait l’objet d’aucun échange sur un marché de sorte que son niveau est sensé refléter de manière exacte le taux d’utilisation des vraquiers et autres navires de fret.

http://www.harperpetersen.com/harpex/harpexRH.do?timePeriod=Total&&dataType=Harpex&floatLeft=None&floatRight=None

 

Les commercial papers et autres variantes des lettres de change ont toujours eu logiquement une forte corrélation avec l’activité économique au cours des dernières années.

Ils sont au plus bas de puis 2012 : « U.S. Commercial Paper Contracts to Lowest Level Since 2012[3] » et « Money Fund Rules Seen Triggering Commercial Paper Jam[4] »

Il n’y a évidemment pas de commerce international sans lettre de change. C’est un bon indicateur, plus avancé encore car la lettre de change est transmise à la commande. Cela est encore plus avancé que le PMI (purchasing manufacturer index).

 

Extrait de Zerohedge : Le commerce mondial est également en baisse à un rythme alarmant. Selon les dernières données disponibles en Juin 2015 sur un an, la baisse est de -8,4%. Pour retrouver des baisses équivalentes, il faut vraiment revenir à des périodes de récession. Et ceci est un point intéressant. D’un point de vue technique, nous sommes déjà en récession. Comme on peut le voir sur le graphique ci-dessous, le PIB mondial exprimé en dollars américains, est déjà négatifs de 1370 milliards de dollars ou -3,4%. Autrement dit, nous sommes déjà en récession.

http://www.businessbourse.com/2015/10/14/les-chiffres-montrent-quune-recession-majeure-a-deja-commence/

 

  • Signe des temps

Qu’un journaliste spécialiste de l’économie, aussi prudent que compétent dans ses interventions télévisées, publie un livre annonçant la fin de la mondialisation est sans doute un signe des temps.

Ce livre est très argumenté et rappelle que le développement du commerce mondial n’a jamais assuré la paix, bien au contraire. Il montre que le niveau du commerce mondial par rapport au PIB mondial est à celui de 1914 !

Il montre aussi que la financiarisation a provoqué des déséquilibres qu’il faudra bien traiter pour que la croissance revienne.

 

… sans oublier le 1er chapitre de :

 

… où tout est dit sur la nécessaire réforme de l’économie réelle dans un environnement politique, économique et social mondial, qui n’a plus rien à voir avec les années 80.
  1. Le concept

Le tropisme excessif pour le court-terme a généré d’immenses profits, mais la finance est rattrapée par l’économie réelle. Le système financier est fondamentalement basé sur l’effet de levier et sur le carry-trade[5], ainsi que sur les énormes profits réalisés dans les pays à bas coûts. Ces énormes profits réalisés sur les deux premiers points ont eu pour contrepartie un effet de levier gigantesque qui fragilise le système bancaire, et des mouvements de capitaux qui, en cas de retrait massif, peuvent provoquer de graves grises financières, a fortiori dans les pays à petits volumes financiers. Sur le 3ème, les pays à bas coûts comme la Chine calent. Les marges des entreprises s’effondrent en Chine, ce qui empêche de déclarer des bénéfices qui font monter la bourse, d’où le rachat de leurs propres actions par les entreprises, investissement non productif s’il en est, et pourtant un des facteurs majeurs de la bonne tenue des bourses.

Le temps de l’économie réelle est un temps moyen-long. Il ne peut s’adapter au temps court, voir ultracourt de la finance. Les solutions de compensation ont un temps mais aussi une limite. Par exemple, la multiplication des délocalisations abaisse la consommation, relais indispensable de l’épargne et de l’investissement, ce qui fait caler l’économie. Autre exemple : privilégier les marchés dits émergents (et qui ne le sont que grâce aux investissements occidentaux qui y sont réalisés) parce qu’ils peuvent absorber les produits archi-amortis en Occident entraîne un renoncement à l’innovation. La stratégie de Lisbonne, datant de 2003 et restée lettre morte, visait un ratio R&D/PIB de 3% pour l’UE contre 2% constatés. Dans les années de Gaulle – Pompidou, la France avait un ratio de 5%, ce qui explique parfaitement ses succès de l’époque et l’origine de ses actuels fleurons : TGV, nucléaire, Airbus, Arianne etc.

La crise pousse le monde à se refermer. Il n’y a là rien de surprenant quand on s’intéresse à l’Histoire. Les similitudes entre crise de 1929 et crise de 2008 son fascinantes :

  1. vague d’innovations technologiques è emballement boursier, lié à la surestimation de ses effets à court terme.
    Années 1920 : l’automobile, l’électricité et ses applications, comme l’ascenseur = profonde réorganisation de l’espace urbain.
    Années 1990 : Internet et les TIC (technologies de l’information).
  2. Le libéralisme triomphe. La croissance est soutenue, la confiance forte. Les gouvernants parviennent à faire accepter à leurs opinions l’ouverture des frontières.

Les technologies nouvelles et la croissance rendent le monde plus ouvert ; une grande puissance émerge : les Etats-Unis dans les années 1920, la Chine dans les années 2010.

  1. La crise entraîne de fortes pulsions protectionnistes, et le monde se referme : années 1930, années 2010.

D’une part les déséquilibres commerciaux et de paiement, générant chômage et endettement chez certains et excédents financiers chez d’autres, excédents qui peuvent partir en fumée par suite de l’effondrement des monnaies internationales, sont le ferment d’un changement radical de comportement, d’autre part l’extraordinaire et irrationnel niveau d’endettement mondial[6]résultant de l’économie du crédit ressemble fort à l’incapacité des gouvernements d’après 1ère guerre mondiale à revenir à l’étalon-or qui avait assuré croissance et stabilité pendant tout le 19ème siècle. Les décisions désordonnées qui ont suivi sont une des causes de la très mauvaise gestion de la crise de 1929.

 

Peut-on sérieusement dire que les déséquilibres actuels, les dévaluations compétitives liées à une création monétaire quasi-infinie sans aucun lien avec l’économie réelle soit plus saine ?

La situation semble aussi plus grave. Dans les années 1920, la population rurale, pouvait, en cas de nécessité, revenir à une vie quasi autarcique. Les urbains avaient de la famille à la campagne. L’urbanisation et l’industrialisation sur plusieurs décennies ont rompu ces liens en Occident. Les régulations anciennes sont détruites, les populations sont plus fragiles et peuvent réagir plus durement.

Le degré de tolérance à l’ouverture des frontières se réduit un peu partout dans le monde en fonction du degré de sécurité économique et politique des peuples, de plus en plus ressenti comme fortement abaissé. Nous allons vers un monde multipolaire, un équilibre instable qui pourrait tourner au désastre (Trop de confrontations).

Enfin 2010 marque probablement la charnière d’un cycle moral, économique, industriel, financier qui peut se résumer ainsi :

– est-il raisonnable de mettre les employés des pays développés en concurrence avec les salariés des pays à bas coûts, pratiquant le dumping environnemental et social ?

– est-il raisonnable de mettre les employés des pays en développement dans des conditions de travail environnementales et sociales proches de l’esclavage ?

– est-il raisonnable de continuer à emprunter pour payer les dettes qu’on laisse s’accroître ?

– est-il raisonnable de continuer de polluer et de courir à la pénurie de ressources matérielles ?

La réponse à ces quatre questions est unique : si l’on veut éviter les confrontations, civiles et internationales, il faut en supprimer les causes, et en conséquences :

  • Supprimer les déséquilibres commerciaux …
  • … et financiers
  • Supprimer la compétition exacerbée pour l’accès aux ressources matérielles (énergie et matières premières)
  • Cesser de privilégier le court terme de manière hautement excessive
  • Cesser de ne voir que le prix dans l’argumentation commerciale.

 

L’économie de fonctionnalité,

parce qu’économe en ressources matérielles,

parce qu’elle permet à la fois de réduire ses coûts et de se différencier,

d’associer compétitivité prix et compétitivité hors prix,

est le modèle à privilégier pour sortir de la crise !

L’économie circulaire en général et sa composante économie de fonctionnalité en particulier parce qu’elle correspond à la boucle la plus courte, donc la plus rentable, sont les clés de sortie de crise avec la toujours indispensable innovation.

 

Avec la reconfiguration du monde,

les entreprises agiles et les territoires ont une carte maitresse à jouer !


[1] L’UE a pris des sanctions alors que les Etats-Unis n’en prenaient aucune, ce qui leur a permis de prendre les parts de marché des Européens

[5] Technique qui consiste à emprunter dans un pays où les taux sont bas et à prêter dans un pays où les taux sont élevés, par exemple au Japon puis au Brésil.

[6] La dette mondiale s’établit à 199 000 Mds$. Par comparaison, le PIB mondial est de 78 000 Mds$ selon la banque mondiale (Dettes = 2,55 fois le PIB). Cf. Le nouvel ordre monétaire Jim Rickards Editions Agora