Le calendrier de transition de Microsoft Entra ID vient de franchir un jalon. Depuis le 30 octobre 2026, le calendrier publié par Microsoft prévoit la possibilité de sélectionner un opérateur pris en charge dans le Microsoft Security Store pour les organisations qui doivent conserver l’authentification par SMS ou appel vocal. L’échéance suivante se situe en février 2027.
Pour une entreprise, l’actualité n’est pas une raison de modifier précipitamment tous les comptes. Elle appelle d’abord un inventaire des usages et des contraintes, afin de choisir un parcours de connexion que les salariés pourront réellement utiliser sans se retrouver bloqués.
Ce que prévoit le calendrier officiel
Dans sa feuille de route pour Entra ID, Microsoft présente les passkeys comme la méthode de référence résistante au phishing. Le fournisseur prévoit l’arrêt de sa livraison télécom native des SMS et appels d’authentification au 1er février 2027. Les organisations ayant encore besoin de ces méthodes doivent examiner les opérateurs partenaires et les coûts associés. Les dates annoncées concernent le cloud public Entra ID.
Il faut distinguer trois sujets : la méthode utilisée par une personne, la politique de l’organisation et le prestataire qui assure éventuellement la livraison télécom. Confondre ces niveaux peut conduire à croire qu’une case cochée suffit à préparer toute la transition.
Le jalon d’octobre donne donc un point de départ opérationnel aux équipes concernées. Il ne dispense pas de vérifier la documentation applicable à leur environnement et les conditions réellement proposées.
Commencer par les personnes encore dépendantes d’une méthode
Un parc peut mélanger téléphones personnels, postes partagés, équipements gérés et usages occasionnels. La solution retenue doit tenir compte de ces situations. Une démonstration sur le téléphone d’un administrateur ne prouve pas que l’ensemble des collaborateurs pourra suivre le même parcours.
L’inventaire peut identifier les groupes concernés, les appareils utilisés et les difficultés connues. Il doit rester proportionné : il ne s’agit pas de collecter des informations personnelles sans nécessité, mais de comprendre les conditions de connexion au service professionnel.
La question du support mérite d’être posée dès ce stade. Qui aidera une personne qui ne reconnaît pas la nouvelle demande affichée ? Comment distinguer une consigne interne légitime d’un message suspect ? Le changement technique doit être accompagné d’une communication identifiable.
Tester le parcours complet, y compris les imprévus
Un essai utile ne se limite pas à réussir une première inscription. Il examine aussi la connexion suivante, l’usage sur les appareils autorisés et le traitement d’une difficulté. Les procédures de récupération doivent être étudiées dans la documentation officielle et adaptées par les responsables habilités.
L’organisation peut définir un petit groupe pilote représentatif avant d’élargir le changement. Les retours doivent décrire ce qui bloque et à quelle étape, plutôt qu’une impression générale de facilité. Ces informations permettront de corriger les explications ou le choix de méthode avant un déploiement plus large.
Cette démarche rejoint notre analyse de l’automatisation des processus et de ses flux. Une évolution réussie se mesure sur le parcours réel, avec les exceptions, pas seulement sur le scénario qui fonctionne une fois.
Intégrer les coûts sans réduire le choix au prix d’un message
Pour les organisations qui conservent une livraison par SMS ou voix, les conditions des partenaires doivent être examinées. Le budget ne se résume pas nécessairement à un tarif isolé : il faut comprendre le périmètre du service, les usages prévus et les responsabilités de suivi.
Le temps du support, la préparation des utilisateurs et les vérifications représentent aussi du travail. Les rendre visibles aide à comparer des solutions complètes, sans prétendre qu’une méthode est automatiquement adaptée à chaque contexte.
Notre article sur le coût complet d’un CRM propose une logique comparable : examiner le coût sur la durée et l’organisation nécessaire, au-delà du prix affiché. Le sujet est différent, mais la discipline de comparaison reste utile.
Une transition à préparer avant février
Le jalon du 30 octobre permet aux équipes de reprendre le calendrier avec des questions concrètes : qui est concerné, quelle méthode est envisagée, quels tests restent à faire et qui pilote les décisions ? Les réponses doivent être documentées dans le cadre de l’organisation.
L’objectif est une connexion compréhensible et maîtrisée. La résistance au phishing, l’usage quotidien et la capacité à résoudre un incident doivent être examinés ensemble. C’est ce travail préparatoire qui donnera de la valeur aux semaines disponibles avant l’échéance annoncée par Microsoft.
Je suis Romain Delcourt, rédacteur tech passionné par le numérique et l’intelligence artificielle. J’écris pour décoder les tendances, les outils et les changements qui façonnent nos usages au quotidien.
