Anthropic vient de réduire la durée des sessions de Claude pendant les heures les plus chargées, et le changement s’applique à tout le monde, y compris aux offres payantes. L’objectif est simple : absorber une demande en hausse sans exploser les ressources. Résultat, certains utilisateurs vont découvrir des limites qu’ils n’avaient jamais vues jusque-là.
Les heures de pointe sont désormais clairement ciblées en semaine
Les nouvelles restrictions s’activent du lundi au vendredi, sur la période la plus active de la journée : environ de 13 h à 19 h (heure GMT). Dans cette fenêtre, les limites se consomment plus rapidement et les sessions se raccourcissent, même si les plafonds hebdomadaires globaux restent inchangés.
L’information a été confirmée par l’ingénieur Tarik Shihipar, qui explique que la réduction de la durée des sessions concerne tous les utilisateurs, quel que soit le tarif.
7 % des utilisateurs seraient concernés, y compris sur les offres payantes
Selon l’estimation communiquée, environ 7 % des utilisateurs — dont des abonnés — seront confrontés à ces nouvelles restrictions pour la première fois. Anthropic conseille donc de déplacer les tâches les plus gourmandes (gros traitements, prompts longs, enchaînements complexes) en dehors des heures de pointe, là où la plateforme respire davantage.
Sur le papier, c’est une optimisation logique. Dans la pratique, c’est aussi un changement qui peut gêner : beaucoup de personnes utilisent Claude précisément sur ces créneaux, quand la journée de travail bat son plein.
Anthropic change de méthode et abandonne l’incitation “hors-pic”
Le contraste est marqué avec la stratégie précédente. Avant, Anthropic cherchait plutôt à encourager l’usage en heures creuses en proposant des limites plus confortables hors-pic. Désormais, le ton se durcit : l’accès en période de forte affluence est réellement contraint, ce qui revient à rendre l’expérience moins prévisible quand on en a le plus besoin.
OpenAI tente d’attirer les utilisateurs avec Codex en illimité temporaire
Dans le même temps, OpenAI a choisi de profiter de la situation en levant temporairement les restrictions sur sa plateforme Codex. L’entreprise permettrait un usage sans limitation sur les nouvelles fonctionnalités, une façon assez directe d’attirer des utilisateurs frustrés par les restrictions chez un concurrent.
Cette séquence illustre la tension du moment : d’un côté, des plateformes qui doivent contrôler la charge pour tenir la cadence ; de l’autre, des acteurs prêts à desserrer les limites pour gagner des parts d’audience. Le marché cherche encore son point d’équilibre entre accessibilité et rentabilité.
