La Commission européenne remet en question la domination de Gemini sur les appareils Android. À Bruxelles, il a été provisoirement conclu que Google favorise indûment ses propres outils d’intelligence artificielle, compliquant inutilement l’intégration d’autres développeurs dans le système d’exploitation mobile. Une procédure récemment lancée exige un traitement technique équitable. Cela signifie concrètement que les fournisseurs tiers doivent désormais avoir les mêmes opportunités que les services internes de Google pour contrôler les fonctions essentielles sur smartphones et tablettes.
Changements attendus pour les utilisateurs de smartphones
Pour les utilisateurs, cela pourrait transformer l’utilisation quotidienne de leur téléphone. L’UE exige que les IA alternatives puissent à l’avenir gérer des tâches complexes comme la rédaction d’e-mails, la commande de repas ou l’envoi de photos, sans entraves de la part de Google. Un aspect crucial est le soutien des mots-clés d’activation spécifiques aux fournisseurs. Jusqu’à présent, les fournisseurs externes ont souvent été désavantagés par rapport à l’assistant vocal de Google. Les régulateurs visent à garantir une concurrence équitable où le système d’exploitation devient une plateforme neutre pour diverses expériences IA.
Calendrier serré et pression réglementaire accrue
Le calendrier pour la mise en œuvre est déjà serré. Les acteurs du marché peuvent soumettre leurs commentaires sur les plans de Bruxelles jusqu’au 13 mai 2026. Après évaluation de ces retours, la Commission prévoit d’établir des règles contraignantes dans un délai de six mois après le début de la procédure. Étant donné que Google est classé comme gardien depuis l’automne 2023 et doit appliquer pleinement le Digital Markets Act (DMA) depuis mars 2024, la pression venant d’Europe augmente considérablement. Il reste à voir si le géant des moteurs de recherche fournira rapidement l’interopérabilité exigée ou choisira la voie juridique.
