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GDDR7 Micron : pourquoi 24 Gb et 36 Gbit/s ne promettent pas 20 % de FPS en plus

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24 Gb, 36 Gbit/s, jusqu’à 2,3 To/s : les chiffres de la mémoire graphique sont faciles à confondre. Ils décrivent pourtant trois propriétés différentes. La GDDR7 de Micron peut donner davantage de marge aux concepteurs de GPU, mais elle ne permet pas, à elle seule, de prévoir les performances d’une future carte.

Mise à jour du 1er octobre 2026. Ce dossier explique les unités et les calculs. Les prédictions de calendrier commercial et l’association non confirmée à une future gamme de GPU ont été retirées.

La densité d’une puce n’est pas la mémoire totale d’une carte

Dans sa présentation de la GDDR7, Micron évoque une densité de 24 Gb et un débit de 36 Gbit/s. Le premier chiffre correspond à la capacité d’une puce, exprimée en bits. En divisant par huit, on obtient 3 Go par puce, dans la convention décimale.

Ce n’est donc pas une annonce de carte graphique avec 24 Go. Le nombre de composants, leur organisation et le contrôleur mémoire déterminent la capacité finale. Plus de mémoire peut aider à conserver des textures ou un modèle d’IA sur le GPU, mais ne rend pas automatiquement chaque calcul plus rapide.

Les 2,3 To/s viennent d’un bus mémoire particulièrement large

Le débit total théorique s’obtient en multipliant le débit par broche par la largeur du bus, puis en divisant par huit pour passer des bits aux octets. À 36 Gbit/s, cela donne les ordres de grandeur suivants :

Largeur du busCalculBande passante théorique
256 bits36 × 256 ÷ 81 152 Go/s
384 bits36 × 384 ÷ 81 728 Go/s
512 bits36 × 512 ÷ 82 304 Go/s

2,3 To/s n’est donc pas une propriété de chaque puce. C’est le résultat d’une configuration à bus 512 bits, avant les écarts entre débit théorique et échanges réellement utiles.

Passer de 30 à 36 Gbit/s représente bien 20 % de débit en plus à largeur égale. Cela ne signifie pas 20 % d’images par seconde supplémentaires : un jeu peut être limité par le processeur, les unités de calcul du GPU, les pilotes ou un autre facteur.

Pour acheter, regardez les jeux et logiciels que vous utilisez réellement

Une saturation de VRAM peut provoquer des ralentissements ou des chargements de ressources plus fréquents. Pourtant, augmenter la mémoire d’un GPU déjà limité ailleurs ne garantit pas un gain perceptible. Les essais doivent conserver la même définition, les mêmes réglages et des scènes comparables.

Pour l’IA locale, vérifiez d’abord que le modèle et ses données tiennent dans la mémoire disponible. Ensuite seulement, examinez le débit de traitement. Pour le jeu, ajoutez les temps d’image à la moyenne de FPS : une moyenne flatteuse peut cacher des à-coups.

La GDDR7 est un composant d’une architecture, pas un verdict sur une carte. Attendez une fiche finale, un prix et des mesures reproductibles avant d’en tirer une recommandation d’achat. Un bus plus étroit ou une autre fréquence peut changer fortement le résultat malgré un nom de mémoire identique.

Romain Delcourt

Je suis Romain Delcourt, rédacteur tech passionné par le numérique et l’intelligence artificielle. J’écris pour décoder les tendances, les outils et les changements qui façonnent nos usages au quotidien.

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