Une enquête menée au Royaume-Uni auprès de 2 018 jeunes de 8 à 17 ans montre que 97 % déclarent utiliser des outils d’IA. Ce chiffre ne signifie pas qu’ils les utilisent chaque jour, ni qu’il décrit tous les adolescents français. L’étude révèle aussi une inquiétude forte autour des images intimes fabriquées par IA.
Mis à jour le 28 septembre 2026 : population étudiée, date de l’enquête et signification des pourcentages précisées à partir du rapport d’origine.
Une enquête britannique, pas un chiffre mondial
Les résultats ont été publiés pour le Safer Internet Day du 10 février 2026. L’institut Opinium a interrogé en novembre 2025 2 018 enfants britanniques de 8 à 17 ans et, séparément, 2 000 parents ou personnes qui s’occupent d’enfants. Les données ont été pondérées pour représenter cette population au Royaume-Uni. Il faut garder ce cadre en tête avant de comparer ces chiffres à la France.
Ce que les jeunes disent des bénéfices
Parmi les jeunes interrogés, 58 % estiment que l’IA améliore leur vie et 71 % disent qu’elle leur fait gagner du temps. Pour les études, 54 % indiquent s’en servir pour les devoirs ou les révisions. Ces réponses rapportent des usages et des perceptions, pas une mesure de l’effet de l’IA sur leurs notes ou leurs apprentissages.
Les images manipulées suscitent une inquiétude majeure
60 % des jeunes se disent préoccupés par la possibilité que quelqu’un utilise l’IA pour créer des images inappropriées d’eux ; 65 % des parents interrogés partagent cette inquiétude pour leurs enfants. Le centre britannique précise aussi que 12 % des adolescents disent avoir vu des jeunes de leur âge employer l’IA pour fabriquer des images ou vidéos sexuelles d’autres personnes. Ces pourcentages ne mesurent pas le nombre de victimes directes.
Le soutien émotionnel appelle aussi de la nuance : 14 % disent parler à une IA de sujets qu’ils n’osent aborder avec personne d’autre, alors que 41 % pensent que les jeunes de leur âge s’appuient beaucoup sur ces outils pour ce type d’aide. Il s’agit de deux questions différentes, qu’il ne faut pas confondre.
Une discussion concrète à mener à la maison
Seuls 19 % des parents interrogés disent avoir fixé des règles ou recommandations pour l’utilisation de l’IA à la maison. Une conversation utile peut partir des situations observées par l’enfant : vérifier une réponse utilisée pour un devoir, reconnaître une image manipulée, signaler un contenu abusif et savoir vers quel adulte se tourner. L’enquête décrit des perceptions ; elle ne prouve pas que l’IA cause à elle seule les difficultés évoquées.
Source : UK Safer Internet Centre et Nominet, enquête Safer Internet Day 2026.
Je suis Romain Delcourt, rédacteur tech passionné par le numérique et l’intelligence artificielle. J’écris pour décoder les tendances, les outils et les changements qui façonnent nos usages au quotidien.
