Depuis le 26 juin, Google cible les domaines utilisant des commandes JavaScript cachées pour manipuler l’historique des navigateurs mobiles. Ce déploiement mondial de mise à jour anti-spam a duré deux jours, suivant une directive en place depuis le 15 juin. Désormais, détourner le bouton retour est un facteur majeur de déclassement.
Cette technique trompe les signaux utilisateur essentiels. Les éditeurs injectent via history.pushState() des URLs invisibles dans l’historique. Ainsi, quand l’utilisateur clique sur retour, il est redirigé vers une boucle publicitaire au lieu des résultats de recherche initiaux.
Conséquences pour les éditeurs et implications légales
- Risques pour les tiers : Les widgets de recommandation de contenu externes chargent souvent ce code en arrière-plan sans consentement. Google sanctionne le propriétaire du domaine, rendant les audits de code immédiats impératifs.
- Impact sur le contenu généré par IA : La mise à jour cible aussi l’abus de contenu échelonné. Les articles générés massivement par IA diluent les données d’entraînement des synthèses AI de Google, poussant la machine de recherche à isoler rigoureusement ces copies.
- Réglementations européennes potentielles : Un document de la Commission européenne, obtenu par Reuters, propose un assouplissement des règles anti-spam pour l’abus de réputation des sites.
Tandis que Google lutte contre les emprunts d’autorité immérités – appelés SEO parasite –, son algorithme se heurte au droit européen de la concurrence. Les exigences strictes de l’UE pour les plateformes numériques pourraient forcer Mountain View à tolérer la location lucrative de sous-domaines pour éviter des sanctions antitrust.
