Actualité

Micron atteint des marges records grâce à la pénurie de mémoire et prévoit une demande croissante en IA

La marge opérationnelle de Micron Technology a atteint un niveau record de 81%, propulsée par les prix élevés de la mémoire. L’entreprise ne prévoit pas de saturation rapide du marché. Au contraire, elle anticipe une aggravation de la pénurie de mémoire serveur l’année prochaine, en raison de la croissance rapide des infrastructures d’intelligence artificielle (IA).

Les clients prêts à payer pour combler le déficit de mémoire vive

Les clients de Micron indiquent que le manque de mémoire vive est devenu la principale contrainte pour l’expansion des infrastructures d’IA. Actuellement, le manque de sites, d’électricité ou de puces pour accélérateurs affecte moins la construction des centres de données. Un représentant de Micron affirme que les acheteurs sont prêts à payer pratiquement n’importe quel prix pour obtenir les volumes nécessaires.

Accords stratégiques jusqu’en 2030 et prévisions de prix

L’entreprise a conclu 16 accords stratégiques avec ses clients, valables jusqu’en 2030. Ces accords garantissent des livraisons tout en fixant un plafond sur les prix. Si un client ne consomme pas tout le volume réservé, il devra quand même le payer. Les nouveaux contrats tiendront compte des prix actuels du marché.

Selon TrendForce, les prix contractuels de la DRAM serveur pourraient augmenter encore de 13 à 18% ce trimestre. Micron prévoit un ralentissement du rythme d’augmentation des prix mais reconnaît que l’offre reste limitée. Actuellement, l’entreprise peut satisfaire un peu plus de la moitié de la demande du marché serveur.

Production nationale : un atout majeur pour Micron

Micron met en avant sa production aux États-Unis comme un avantage distinctif. L’entreprise se présente comme le seul fabricant produisant massivement des puces mémoires sur le sol américain actuellement. Pour cette raison, Micron espère obtenir une prime supplémentaire pour les puces entièrement fabriquées aux États-Unis.

Antoine Laberou

Voir tous les articles

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *