OpenAI a récemment introduit une version spéciale de ChatGPT destinée aux adolescents âgés de 13 à 17 ans. L’objectif est d’offrir une expérience plus sécurisée et éducative, intégrant des restrictions sur les contenus dangereux, un contrôle parental et des fonctionnalités encourageant l’autonomie dans les devoirs. Cependant, l’efficacité de ces mécanismes de protection suscite déjà des interrogations.
Tests et limites des protections intégrées
Des journalistes de Business Insider ont évalué cette nouvelle version en simulant un utilisateur de 15 ans. Initialement, ChatGPT refusait de rédiger un texte complet, se limitant à proposer un plan et une aide à la révision. Néanmoins, après plusieurs tentatives et ajustements dans les formulations, le chatbot a fini par générer un texte intégral. Pour les problèmes mathématiques, la solution était fournie presque immédiatement.
Cela est particulièrement significatif car les adolescents utilisent déjà largement l’IA pour leurs études. Selon Pew Research, 54 % des adolescents américains âgés de 13 à 17 ans utilisent des chatbots pour leurs devoirs scolaires. De plus, 12 % des sondés sollicitent l’IA pour un soutien émotionnel ou des conseils.
Enjeux de l’apprentissage assisté par IA
OpenAI affirme que cette version ne vise pas seulement à fournir des réponses prêtes à l’emploi, mais aussi à aider les adolescents à apprendre. Elle propose un mode d’étude, des rappels pour les devoirs et des paramètres parentaux incluant des « heures calmes ». Toutefois, OpenAI reconnaît que ses mécanismes de protection peuvent présenter des failles.
Le problème dépasse le simple plagiat. Les expériences montrent que lorsque les élèves délèguent leurs tâches à ChatGPT, cela n’assure pas nécessairement une meilleure compréhension. Une étude a révélé que les élèves ayant accès à ChatGPT pendant leur préparation réussissaient davantage d’exercices pratiques mais obtenaient des résultats inférieurs de 17 % lors du test final.
