Mis à jour le 28 septembre 2026 : portée du chiffre de 60 %, nouvelles précisions sur les compétences et la productivité, liens contextuels.
Le chiffre de 60 % mesure l’exposition des emplois à l’intelligence artificielle dans les économies avancées, pas une prévision de suppressions de postes. Dans une intervention prononcée le 21 septembre 2026 à Dublin, la directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva, a décrit à la fois les gains de productivité possibles et le risque de creusement des inégalités sur le marché du travail.
Ce qu’il faut retenir
- Jusqu’à 60 % des emplois des économies avancées pourraient être touchés dans leurs tâches, selon le FMI. Cela ne signifie pas que 60 % des postes vont disparaître.
- Environ une offre d’emploi sur dix dans ces économies demande déjà au moins une compétence nouvelle, d’après des travaux du FMI cités dans ce discours.
- Les effets dépendront de l’usage réel de l’IA, de la formation et de la manière dont les entreprises réorganiseront leur travail.
D’où vient le chiffre de 60 % ?
Le FMI parle d’emplois affectés par l’IA dans les économies avancées. Il s’agit d’une estimation de l’exposition des tâches : rédaction, analyse, recherche d’information, programmation ou traitement administratif peuvent être assistés ou partiellement automatisés. Le chiffre ne représente ni un taux de licenciement prévu ni une mesure propre à la France ou à l’Union européenne.
Deux salariés occupant un métier similaire peuvent donc connaître des effets très différents. Si l’outil accélère la préparation d’un dossier que l’humain doit toujours vérifier et décider, il complète le travail. S’il prend en charge durablement une partie des tâches sans créer d’activité supplémentaire, les besoins de recrutement peuvent évoluer. Le discours du FMI ne permet pas de chiffrer combien de postes disparaîtront.
Pourquoi les métiers intermédiaires inquiètent le FMI
Kristalina Georgieva met en garde contre une possible polarisation : les travailleurs très qualifiés capables de tirer parti de nouveaux outils pourraient être mieux rémunérés, tandis que certains emplois de services resteraient demandés. Les fonctions intermédiaires comportant beaucoup de tâches cognitives standardisées pourraient subir davantage de pression. Cette trajectoire reste un risque décrit par le FMI, et non un résultat acquis pour chaque métier.
Le changement se voit déjà dans les compétences demandées. Le FMI indique qu’environ une offre d’emploi sur dix dans les économies avancées requiert au moins une nouvelle compétence. Pour un salarié, savoir utiliser un outil ne suffit pas : il faut aussi contrôler ses erreurs, protéger les informations sensibles et comprendre quand une décision humaine demeure nécessaire.
Cette évolution varie selon les secteurs. Dans le jeu vidéo, par exemple, une enquête auprès de développeurs japonais sur l’usage de l’IA générative illustre l’adoption des outils, sans permettre à elle seule de conclure à une baisse de l’emploi.
Quels gains l’Europe peut-elle espérer ?
Le FMI estime que l’IA pourrait, à terme, ajouter entre 0,1 et 0,8 point à la croissance potentielle annuelle mondiale. C’est une fourchette de projection, pas un gain déjà constaté pour les entreprises européennes. La directrice générale insiste sur la transformation des processus entiers : acheter des licences d’assistant ne produit pas automatiquement les mêmes résultats que revoir la circulation de l’information, les contrôles et les méthodes de travail.
Le discours souligne une différence entre l’adoption ponctuelle d’outils par des entreprises européennes et la réorganisation plus large de certains processus aux États-Unis. L’enjeu se retrouve dans les choix techniques des sociétés : la stratégie de Salesforce autour de Koa montre, à une autre échelle, comment l’intégration de l’IA à des tâches précises devient un sujet d’entreprise.
Ce qui peut faire la différence pour les salariés
Le FMI cite la formation continue et les protections sociales parmi les réponses possibles. Pour juger de l’effet réel dans une entreprise, il faut regarder quelles tâches changent, le temps gagné ou perdu à vérifier les résultats, les compétences nouvelles exigées et l’évolution des recrutements. L’exposition statistique à l’IA est un point de départ pour cette analyse ; elle ne remplace pas l’observation du travail sur le terrain.
Source principale : discours de Kristalina Georgieva, Fonds monétaire international, 21 septembre 2026.

Je suis Alaa Zerroud, entrepreneur dans le numérique et CEO de XNext. Je conçois des solutions web, SaaS et d’intelligence artificielle pour accompagner les entreprises et les ONG dans leur transformation digitale. Sur Sefior.fr, je décrypte l’actualité technologique avec un regard de professionnel, en m’appuyant sur mon expérience du terrain pour proposer des analyses fiables, claires et utiles.

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